Huiles essentielles, effets indésirables : que peut-on faire et que doit-on éviter de faire avec les huiles essentielles ? Si vous êtes débutant en aromathérapie, c’est le genre de question que vous allez très vite vous poser. Normal : quand on sait que les huiles essentielles sont des concentrés actifs de végétaux et que l’on a entendu dire qu’il fallait les employer avec sagesse, on s’interroge sur les modalités d’utilisation.

Voici les grands principes qu’il convient de connaître. Au fil du temps, vous apprendrez à vous repérer parmi les produits et très vite, vous serez à l’aise. En attendant, Néroliane met à votre disposition la liste des principaux effets secondaires des huiles essentielles.

1-Une possible photosensibilisation

Avec les huiles essentielles, effets indésirables peut signifier risque d’apparition de taches brunes sur la peau. C’est le cas avec les zestes ou huiles essentielles d’agrumes, ainsi u’avec certaines Ombellifères comme l’angélique ou la khella. Soyez donc très prudent : il est donc fortement déconseillé de les appliquer sur la peau moins de 12h avant de s'exposer au soleil ou en plein air, même protégé. Ces produits favorisent la production de mélanine par la peau, avec une mention « prudence » supplémentaire pour la bergamote (sauf si elle est exempte de bergaptène). En revanche, aucun risque avec l’huile essentielle de petit grain bigaradier et l’huile essentielle de néroli : bien qu’issus de l’oranger amer, ces produits ne sont pas obtenus par expression à froid mais par hydrodistillation.

2-Une neuroactivité certaine

Les huiles essentielles riches en cétones peuvent être nocives pour le système nerveux, notamment chez les épileptiques, les très jeunes enfants ou les personnes âgées. Elles doivent être employées très ponctuellement, toujours diluées et avec prudence. Il vous suffit de lire la composition biochimique d’un produit (principaux composants) et de repérer les termes qui finissent en -one : ce sont des cétones. Certaines pourtant, comme les diones de l’huile essentielle d'hélichryse de Corse bio, ne présentent aucun danger sur le plan neurologique. Mais la mentionne des menthes ou la carbone du carvi, elles, doivent être manipulées avec précaution.

3-Une dermocausticité à ne pas négliger

Ce sont les huiles essentielles les plus antibactériennes qui sont ici visées. Cannelle, girofle, sarriette, thym à phénol pour les plus courantes. Ces produits sont à manipuler avec raison : très fortement diluées (entre 0,1 et 1% maximum), sur une courte période de temps, pour un nombre d’applications localisées limité. L’exemple le plus fréquent est l’emploi de l’huile essentielle de clou de girofle pour calmer une douleur dentaire (formation d’un abcès, par exemple) en attendant un rendez-vous à prendre très rapidement chez le dentiste. Une à deux applications seront bien tolérées par la gencive. Au-delà, la causticité de ce produit se manifestera : sensation de picotements, démangeaisons.

4-Une réaction de type allergique à envisager

Par le contact cutané ou respiratoire, certaines huiles essentielles peuvent, chez les sujets les plus sensibles ou les plus réactifs, provoquer des irritations de la peau (rougeurs, démangeaisons) et entraver la respiration (souffle de type asthmatiforme). Les personnes ayant des troubles dermatologiques de type eczéma et souffrant d’asthme doivent toujours tester l’huile essentielle qu’elle veulent employer et attendre un résultat probant de ce tes. Une goutte au creux du coude 48h avant un emploi plus généralisé pour ce qui concerne les réactions cutanées éventuelles, remplacement  des eucalyptus et des menthes par d’autres produits pour les asthmatiques.

Heureusement, les éventuelles contre-indications, y compris les cas de grossesse, d’allaitement, l’emploi auprès des enfants, etc. vous sont précisées dans chacune des fiches techniques de présentation de produits du site Néroliane.

Une fois avertis, huiles essentielles, effets indésirables et précautions d’emploi ne sont plus qu’une question pratique. En tant que débutant, utilisez vos huiles essentielles :

- en diffusion atmosphérique ou en inhalation, si elles se prêtent à cette possibilité

- en massage et toujours diluées dans une huile végétale ou un autre corps gras

- dans le bain, préalablement mélangées à un excipient dans lequel elles se diluent facilement (un gel douche, de l'argile, etc.), faute de quoi, elles surnagent à la surface de l'eau et peuvent irriter les muqueuses et la peau

Mes infos en + :

Dans la plupart des pays au monde, on utilise les huiles essentielles selon les modalités que je viens de citer. Et à dire vrai, la voie cutanée et la voie pulmonaire sont amplement suffisantes pour bénéficier efficacement des vertus des huiles essentielles. Prendre des huiles essentielles en interne, par voie orale, est un phénomène typiquement français, sans doute dû à l’influence du Dr. Valnet, à qui nous devons tant de découvertes. Mais n’oubliez jamais que la voie interne est réservée à la prescription médicale.

Comptez toujours sur l'huile essentielle d'arbre à thé (tea tree), l'huile essentielle de ravintsara, ainsi que la lavande et les lavandins : ce sont les produits les plus souples de l'aroathérapie !

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