Les huiles essentielles photo sensibilisantes, sont souvent évoquées en aromathérapie. Parce qu’elles font partie des produits aromatiques qui exigent des précautions d’emploi.

Que signifient les mots « huiles essentielles photo sensibilisantes » ? Les scientifiques parlent plus volontiers de photo-toxicité, qui désigne le risque d’apparition de taches brunes sur la peau ayant été en contact avec des huiles essentielles photo sensibilisantes en dilution insuffisante et il y a moins de 12 heures.

Ce phénomène est distinct du risque de réaction photo allergique, avec apparition de rougeurs, de plaques ou de boutons et d’irritations diverses (dermites, démangeaisons, picotements désagréables, etc.). Seules les personnes dotées d’une peau sensible, réactive et qui supporte mal le soleil et/ou qui ont tendance à l’urticaire ou à l’eczéma sont prédisposée à la photo-allergie. En revanche, les conséquences d’une utilisation imprudente d’huiles essentielles photo sensibilisantes concerne toutes les peaux.


Quand on emploie ces produits, la prudence est de mise : pas de séance de bronzage, naturel ni artificiel, pas d’exposition au soleil même involontaire (journée passée en plein air, sur l’eau, à la montagne). Dans tous les cas, pas d’application le matin mais seulement le soir, la nuit permettant au corps d’absorber ces huiles essentielles photo sensibilisantes et d’en évacuer les composés biochimiques redoutés (furocoumarines et N methyl anthranylate de méthyle pour l’essentiel) de la surface de la peau. Etant entendu que ni l’inhalation, ni la diffusion ne sont concernée par ces mises en garde, mais seulement les massages, les bains aux huiles essentielles et l’emploi de produits cosmétiques ou parfumants maison fabriqués à partir de ces produits.

Parmi les huiles essentielles photo sensibilisantes, on trouve :


- toutes les huiles essentielles d’agrumes, avec en tête de liste la bergamote, à l’exception, bien sûr, de l’huile essentielle de bergamote sans bergaptène : la bigarade, l’orange douce, la tannerie, le citron, le pamplemousse et le cédrat


- mais aussi l’angélique, la tagète, le carvi, le cumin. Ainsi que la khella, justement prescrite par certains dermatologues compétents en aromathérapie pour traiter le vilitigo et repigmenter la peau sur les zones décolorées par cette affection


Bien sûr, cette mise en garde qui découle du bon sens et ne doit pas vous décourager d’utiliser, par exemple, l’huile essentielle de citron pour affiner votre silhouette, calmer votre système nerveux, combattre le syndrome des jambes lourdes et freiner les effets d’une gastro-entérite ! Ou encore l'huile essentielle de pamplemousse pour lutter contre la cellulite ou pour éviter les courbatures dûes à une accumulation d'acide lactique dans les muscles. Cesseriez-vous d’employer l’huile essentielle de lavande parce qu’elle est hypotensive ? Simplement, respectez les consignes de dosages maximum indiqués ci-après et veiller à séparer une utilisation et une exposition à la lumière d’une bonne demi-journée (12 heures).

Citron (zeste)

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